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06/01/2008 22:45 - Newsweb
Le Stade Toulousain n'est pas passé loin de la correctionnelle dimanche à Ernest-Wallon. Menés à la mi-temps par une grosse équipe de Castres, ragaillardie par le retour d'Alain Gaillard au poste de directeur sportif, les hommes de Guy Novès ont passé la vitesse supérieure au retour des vestiaires, à l'instar de Vincent Clerc, auteur d'un triplé en seconde période, pour s'imposer en clôture de la 6e journée de Top 14 (44-23). Les Rouge et Noir reprennent le contrôle du classement devant Clermont.
Pour cette rentrée des classes après une minuscule trêve hivernale, Guy Novès craignait la réception de Castres, dimanche à Ernest-Wallon. Les inquiétudes qui accompagnaient le manager général du Stade Toulousain se sont vérifiées dans cette rencontre qui clôturait la 6e journée de Top 14. Car s'ils ont conservé leur invincibilitéà domicile, reprenant par la même occasion les commandes du classement devant Clermont, les Rouge et Noir ont souffert face à une équipe du Castres Olympique ragaillardie par le retour d'Alain Gaillard au poste de directeur sportif du club.
Le Stade Toulousain, qui déplorait l'absence de dernière minute de Fabien Pelous dont le dos est resté bloqué dans un déménagement de canapé effectuéà son domicile, ne tarde pas à comprendre que la partie sera rude. Après trois petites minutes de jeu, Fritz, à la réception d'un coup de pied de Lagardère, se prend les pieds dans le tapis et perd le ballon dans ses 22 au profit des avants castrais. Ces derniers progressent et permettent à Senio, le demi de mêlée du CO, de filer à l'en-but après une belle feinte de passe. Surprise dans les tribunes d'Ernest-Wallon, le Stade Toulousain, loué pour sa première partie de saison, est mené 7-0 sur sa pelouse après la transformation de Teulet.
Et si Elissalde, titulaire à la mêlée, réduit la marque sur pénalité, Lagardère, remplaçant de dernière minute de Mcintyre, se met au diapason de ses coéquipiers en enfilant un drop de 35 mètres (16e, 3-10). On pense que la roue tourne quand Courrent, après un bon travail de Donguy, titularisé sur l'aile gauche, tape astucieusement un petit coup de pied à suivre pour lui-même pour filer en terre castraise (22e, 10-10). Mais, à cinq minutes de la pause, les Castrais, qui ont pris un malin plaisir à contrarier les Toulousains sur les extérieurs, inscrivent un nouvel essai, fruit d'une percée dans l'axe de Lagardère, encore lui, bien relayé par Nallet. Le capitaine courage du CO transmet à Christophers qui sert à hauteur Tekori (35e, 13-20).
Clerc de la D2 au XV de France...
Les Rouge et Noir sont chahutés et Guy Novès utilise la corde sensible pour les faire réagir. "Je suis en partie soulagé car mes joueurs n'ont pas leur place en équipe de France mais plutôt en Pro D2, ils seront donc à Toulouse pendant le Tournoi des VI Nations", lance-t-il en substance à ces joueurs à la pause. Il ne faut pas attendre longtemps pour assister à la réaction d'orgueil des Toulousains. Après une première alerte bien étouffée par la défense castraise, Fritz sonne la charge, sa percée dans l'axe échouant dans les 22 adverses. La continuité dans le jeu, chère à Guy Novès, s'exprime alors, le jeu rebondissant d'un côté puis de l'autre du terrain pour permettre à Servat de finir le travail. Et pour la troisième fois de la rencontre, Toulouse revient au score (45e, 20-20).
La dynamique du match s'est inversée. Cinq minutes plus tard, après un pilonnage des avants toulousains au niveau de la ligne médiane, Elissalde déclenche le jeu au large. En bout de ligne, Clerc hérite du ballon et fait parler les cannes pour filer à l'essai (49e, 27-20). Le héros de Croke Park commence alors son festival. Elissalde contre un coup de pied à suivre de Lagardère et lance une nouvelle fois l'ailier international sur son flanc droit. Ce dernier accélère et laisse sur place ses adversaires pour inscrire son deuxième essai (56e, 34-23). Bientôt trois quand sur un coup de pied de recentrage de Heymans, Clerc devance Marticorena pour aplatir le premier (63e, 44-23). En un quart d'heure, le trois-quart aile toulousain a profité de la fatigue castraise pour offrir à son équipe le point de bonus offensif inenvisageable à l'issue de la première période. Le Stade Toulousain a de la ressource. Et si le carré magique, Toulouse-Clermont-Barritz-Stade Français, est reconstitué, les hommes de Guy Novès conservent une longueur d'avance sur la concurrence.
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